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Traitements du cancer de la prostate et effets indésirables

Classification

Les traitements proposés lors d’un cancer de prostate dépendent des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint: l’endroit où il est situé, son type histologique, c’est-à-dire le type de cellules impliquées, son stade, c’est-à-dire son degré d’extension, et son grade, c’est-à-dire son degré d’agressivité.

A noter que, pour tous les cancers, il existe également la classification TNM, classification internationale qui permet de rendre compte du stade du cancer : T = initiale de tumeur et correspond à la taille de la tumeur; N = initiale de node qui signifie ganglion en anglais et indique si des ganglions lymphatiques ont été ou non envahis; M = initiale de métastase et signale la présence ou l’absence de métastases.

Traitements envisageables

La surveillance active

Une simple surveillance peut vous être proposée lorsque la tumeur est localisée et ne provoque pas de symptômes. Elle a pour objectif de retarder les traitements et les effets indésirables qui les accompagnent tant qu’ils ne sont pas nécessaires. Cette surveillance active est basée sur des bilans fixés à intervalles réguliers (examen clinique, dosage du PSA,…).

Le watchful waiting

Lorsque l’âge ou l’état de santé du patient ne permet pas ou ne justifie pas de mettre en place un traitement. Il s’agit de mettre en place une surveillance et des traitements symptomatiques voire une hormonothérapie.

L’hormonothérapie

Le but de l’hormonothérapie est de stopper la production de testostérone. Elle sera administrée par voie orale et/ou injection, qui causera certainement une baisse de la libido, des troubles de l’érection mais aussi des bouffées de chaleur, une éventuelle prise de poids, une diminution de la masse osseuse,… Plus de détails dans mon article consacré au traitement du cancer par hormonothérapie.

La radiothérapie externe

Elle utilise des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayonnements sont dirigés précisément sur la zone à traiter tout en préservant au mieux les tissus environnants. Ce type de traitement a également bon nombre d’effets indésirables comme la diminution de la libido, des troubles urinaires voire intestinaux, des troubles de l’érection,…

La Prostatectomie Radicale Totale

Cette chirurgie consiste à retirer toute la prostate ainsi que les vésicules séminales. Dans certains cas, les ganglions lymphatiques voisins sont également enlevés; on parle alors de curage ganglionnaire. Les nerfs et les vaisseaux sanguins qui permettent l’érection passent de chaque côté de la prostate. Ils forment les deux bandelettes neurovasculaires (ou vasculonerveuses).

Dans la mesure du possible, ces bandelettes sont préservées par une technique de conservation des nerfs. Il peut cependant arriver qu’elles soient lésées au cours de l’intervention. Dans certains cas, quand les cellules cancéreuses sont très proches, il est nécessaire de les enlever.

Ce traitement a bien entendu des effets indésirables inhérents à toute chirurgie (fatigue et complications éventuelles) et des effets indésirables spécifiques à une intervention prostatique c’est-à-dire principalement de l’incontinence urinaire et des troubles de l’érection. Il est à noter également que le traitement par chirurgie entraîne une impossibilité définitive d’éjaculer; la sensation de plaisir est en revanche préservée.

La brachythérapie (appelée aussi curiethérapie)

Il s’agit de placer des sources radioactives à l’intérieur de la prostate. Ces éléments radioactifs émettent des rayonnements qui détruisent les cellules cancéreuses. La dose de rayonnement décroît très vite au fur et à mesure que l’on s’éloigne de ces sources radioactives, ce qui permet de limiter les effets indésirables sur les tissus sains avoisinants.

Ce traitement a également des effets indésirables comme toute chirurgie mais peut également provoquer des troubles urinaires, des troubles rectaux et des troubles de l’érection (dépendant comme souvent de la fonction sexuelle que vous aviez avant le traitement) et une diminution parfois très nette de la quantité de sperme.

Sources : Revue médicale suisse, Institut National du Cancer.

Voir aussi la Cancer de la prostate: impacts sur la sexualité et solutions et le dépistage du cancer de la prostate.

Il est évident que les informations présentes ici constituent une base. N’hésitez pas à me contacter et à prendre rendez-vous pour un suivi et des conseils personnalisés.

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